« Je ne perds jamais. Soit je gagne, soit j’apprends »

Jeune femme sans talents ?

A l’école, j’ai toujours été bonne dans tous les domaines. Bonne sans pour autant exceller dans aucun d’eux. J’apprenais vite, j’écoutais les profs et les données étaient enregistrées directement. « T’as des facilités ! » disait ma mère. Mes matières préférées (et celles où j’étais meilleure) étaient l’art plastique, la musique, le français et les langues. J’ai toujours eu des facilités avec l’apprentissage des langues et j’adorais ça, ce qui aidait sans doute. Anglais, Espagnol, Italien. Les 3 langues que j’ai tenté d’apprendre.

La musique était une passion. Je chante TOUT le temps, sous la douche, dans la voiture, à table (pas biiiiiien dirait mon père), dehors, au boulot, en boîte… J’adore ça, mais pour autant, je ne sais pas chanter. Fausses notes, je ne sais pas comment placer ma voix… J’aurais adoré pouvoir apprendre à chanter et à jouer d’un instrument. Au lieu de ça même mes chats se tirent quand j’entame un son !

L’art plastique me permettait de m’exprimer sans avoir à parler. J’avais de bonnes notes parce-que j’étais imaginative et curieuse. Pour autant, là non plus, pas de talent caché. Je ne sais ni dessiner ni peindre de jolies choses, la couture n’en parlons pas… Je ne répare pas de trous, j’en fais sur mes doigts ! J’arrive à me débrouiller lorsqu’il s’agit de décos faites maison. L’exploit !

Le français, la littérature, me passionnaient. Je pouvais commencer un livre et ne m’endormir qu’en l’ayant terminé. J’avais même commencé à écrire un livre vers 14 ans ahah ! Et puis j’ai laissé tomber. (Les gens n’auraient pas compris le sens profond… pfuhuhuhu)

J’ai arrêté l’école jeune. Des soucis de la vie qui ont fait que je n’aimais plus ça. Grace à mes « facilités » j’ai pu passer mon BAC chez moi en bossant à côté. Jeune femme d’action, la passivité de l’école n’était pas faite pour moi, il me fallait du vivant, de l’action. « Quel dommage ! Avec tes facilités… » a dit ma mère. La pauvre. J’ai eu mon BAC. Honneur maternel sauvé. Mais qu’est-ce que j’allais faire après ?

Petite, je voulais être vétérinaire (j’ai abandonné l’idée quand j’ai appris qu’il fallait aussi, parfois, mettre fin à la vie des animaux), psychologue (finalement je le faisais assez pour mes proches et moi-même!) et styliste ! J’ai même fait un stage pour apprendre à dessiner des mannequins pour pouvoir par la suite dessiner des vêtements. Baaaaaaaaaah ils ressemblaient à Gru (mais si ! dans Moi, moche et méchant). Petite tête, gros corps, jambes sans fin. Rien à faire, j’suis nulle en dessin !

Au final, j’ai enchainé boulot sur boulot. Tous m’ont plu, j’ai excellé dans chacun d’eux (elle est où la modestie elle est où??), mais aucun ne m’a fait vibrer. Un nouvel évènement m’impose le repos et c’est le branle-bas de combat dans ma tête. Bordel mais où je vais ?

Des gens meurent autour de moi. Jeunes, moins jeunes. Mort naturelle ou maladie. Et la clochette sonne à nouveau à mon oreille. « La vie est courte ma fille… Qui veux-tu être ? Que veux-tu faire de ta vie ? Vivre avec des regrets ? » Alors je repasse mes rêves de petite fille en revue.

Finalement, je n’ai pas beaucoup changé. Je n’ai toujours pas de talent particulier, mais mes passions sont restées intactes. Les animaux, la musique, la mode, la lecture et l’écriture, l’art, la psychologie et l’entraide. « Bouge ton cul ! » me hurle toutes les 10 secondes la petite voix (vous savez celle qui m’a dit STOP au précédent épisode ! Elle est vulgaire hein…).

Alors voilà. Comme un goutte à goutte, je me réveille et j’entreprends. Je reprends la lecture, j’envisage des cours de danse (de la pole dance ! youhou qui a dit qu’on est pas souples déjà ??) et de chant (avant que mes chats ne se suicident), je m’informe sur la psychologie adulte et enfant, je prends des cours d’Anglais pour devenir bilingue, je veux utiliser ma créativité pour l’organisation d’évènements, je dessine (comme un pied mais on s’en fout !) des vêtements que je ferai créer un jour (par quelqu’un qui a ce talent ahah), et surtout, surtout, j’ai enfin trouvé ma vocation.

Elle était , depuis le début, depuis toutes ces années, devant mes yeux, je la pratiquais tous les jours, avec mes amis/collègues/famille, sans penser pouvoir en faire un métier, mon métier.

Je ne suis pas sans talent. Je veux aider les gens à s’aimer, à vivre, à devenir le meilleur d’eux-mêmes. Mon talent, c’est de pouvoir accompagner les autres en réussissant à rester moi-même et sans jamais (never on a dit !) émettre de jugements.

Ah ! J’ai failli oublier ! L’écriture. Bah ça y est hein ! Vu que tu me lis :D
Ca y est, l’épisode « raconte-ta-life » est terminé. Mais au-delà de ce moment (très long, pardon!) de confession, je voulais surtout que tu entendes mon message.

La vie peut être longue comme elle peut être courte. Elle peut être intense comme platonique. Elle peut être belle comme triste. Le plus important, c’est que l’on soit en vie et qu’on doit (AB-SO-LU-MENT) faire tout ce qui est en notre pouvoir pour faire en sorte qu’elle soit à notre image, emplie de choses que l’on aime, pleine de rêves que l’on tentera de réaliser. Peu importe notre âge. Une vie sans risques c’est comme un plat sans épices, comme une raclette sans patates (dédicace Mam !), comme une tartiflette sans fromage (t’as faim là?) c’est fade !

Parfois on réussi, parfois on échoue. Mais dans tous les cas, on a la médaille de l’essai ! Et aucun regret.

« Je ne perds jamais. Soit je gagne, soit j’apprends » Nelson Mandela


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