Et puis un jour j’ai arrêté…

* photo by Chrisse Johnson

Où comment j’ai viré le stress de ma vie. (Non, je ne parlais pas de la cigarette/chocolat/mojito rayer la mention inutile)

Avant, j’étais toujouuuuuurs stressée. Et puis pas le gentil stress qui te fait te dire « ah je suis stressée zut ! » non non celui qui te fait des nœuds dans le bide, un orchestre dans le crâne etc etc. En plus, le stress ça fait grossir (si ! si c’est vrai ! puisqu’on te le dit mauvaise langue ! c’est prouvé !). Donc bin forcément ça n’a pas loupé hein. Le stress a pris possession de mes hanches, au sens large (sans jeu de mots). Et puis en dehors du poids, c’était un véritable enfer de vivre en colloc’ avec lui. Il m’empêchait de dormir, me tendait tous les muscles, refusait de me laisser me concentrer, non vraiment, il était de trop dans ma vie. Un poison qui coulait dans mes veines. Et qui m’a fait perdre une vésicule biliaire à 17 ans. (Ne rigole pas !)

Le BAC. On en parle ? Oui je vais t’en parler parce-que ça va encore une fois t’aider à mieux cerner la gravité que fut mon cas ! Donc Moi, un matin, juste avant les épreuves du BAC de première L, j’attends tranquillement avec mes camarades devant la classe qui va nous recevoir et… Quelle ne fut pas ma surprise de les entendre parler Pythagore et cosinus lorsque je révisais mentalement le nom des atomes chimiques… Oui… Tu as bien compris. A 15 minutes de mon épreuve, je me suis rendu compte qu’on avait épreuve de MATHS et non de PHYSIQUE-CHIMIE… #JeSuisUnBoulet. « Allo Maman ? Ouais eh faut que tu m’apportes vite fait ma calculette steuplaiiiiiiiiit ». Et ma WonderMum a réussi à me la rapporter à temps. Non non, cher lecteur, je ne te donnerais pas l’état de mes intestins à ce moment de l’aventure. Ah ouais j’avais l’impression d’être dans le tournage de Koh Lanta : « l’aventure s’arrête maintenant comme votre stress en a décidé ». Résultat j’ai eu quelques minutes de retard mais j’avais ma calculette (mais révisé ma physique chimie…). Avant d’arriver à l’épreuve (de BAC hein pas l’épreuve de la calculette !) j’étais déjà stressée depuis la veille. Je n’avais presque pas dormi, je cherchais où j’irai vivre si je n’avais pas mon BAC (je sais…….). Donc autant te dire que j’avais les mains plus que moites, les oreilles qui bourdonnent, le bide qui chante et la perle au front pendant l’exam ! Qu’heureusement je n’ai pas raté. Pas trop. Pas trop trop. T’façons les maths dans la vie courante à part les + et les hein… 😀 Bref, merci le stress !

Et il y en a eu pleins, des moments comme celui là. La peur au ventre, le stress aux trippes à m’en faire des crises de spasmophilie, la tête qui tourne et la nausée. Tu sais, les fois où tu réfléchis d’avance à ce que tu vas dire ou faire dans une situation stressante. Tu imagines la phrase jusqu’à en sélectionner précisément les mots. Et puis tu inventes la réponse de la personne en face et ça te donne des répliques et du coup t’as un dialogue entier genre t’as tout prévu comme si tout devait être déjà organisé avant que tu puisses te lancer et puis ces instants où tu essaies encore de prévoir comment ça va se passer et quelles sont tes options si jamais tu n’y arrives pas où si jamais ça ne se passe pas comme tu l’a précédemment prévu dans ta tête lors de ton insomnie n°2367, comment tu vas pouvoir tout réorganiser tout réinventer, ce que vont en penser les autres et est-ce que toi-même tu te sentiras en accord avec cette position…

AAAAAAAAAAAAAAAH !

Aussi stressant qu’une phrase sans ponctuation. Sans fin. Oppressant. Sérieusement ? Mais ce n’est pas possible de vivre comme ça ! C’est ce que je me suis dit.

Et c’est LÀ, précisément que j’ai décidé que c’en était trop et que je ne pouvais pas vivre avec Lui plus longtemps. Ma tête semblait toujours pleine à craquer, j’avais ce tic de bouger mon pied ou ma jambe non stop (mais que c’est chiant ce truc ! ça me saoule quand les autres font ça !). Invivable. Alors peu à peu j’ai essayé (oui j’ai dit essayé) de prendre les choses différemment. Quand je dois avoir une discussion pesante, je me note sur une feuille des mots clés, ce que je ne veux absolument pas oublier de dire, ce que je trouve pertinent. Une fois la liste faite, je la relis avant la confrontation ou la discussion et je me lance. Ca viendra comme ça viendra.

De toutes façons je me suis rendue compte que mes discussions mentalement imaginées ne se passent jamais comme prévu (soit je me dégonfle soit les gens en face ne répondent pas comme envisagé! les cons, tout ça pour rien). Alors qu’avec cette liste, j’ai moins de pression, j’arrive à dire ce que j’ai envie de dire, ce que j’ai besoin qu’on entende. Pour les situations difficiles à passer, au lieu de toujours me demander « et si j’échoue, comment je vais faire ? Que va-t’on penser de moi ? Et après ce sera comment ? », je me force à me dire « Comment je me sentirai d’avoir été jusqu’au bout peu importe le résultat ? Et si je réussi ce sera comment ? Comment je vais en profiter ? »

Vivre sa vie c’est prendre des risques constamment. On ne vit pas pleinement en s’empêchant de faire ou dire des choses de peur du « qu’en dira t on », en fonction du « et si ». Comme dirait ma mère (Oui c’est une source inépuisable de bienveillance et d’expressions bateaux ahah) : Avec des si on met Paris en bouteille !

Aime ! Prends des risques ! Ose ! Essaie ! Échoue ! Parle ! Et puis déstresse ! Parce que quel qu’en soit le résultat, le stress n’apportera jamais rien de bon dans ta vie. Jamais. Alors vis !

Bon chez moi ça ne s’est pas fait en un jour hein… J’ai 25 ans aujourd’hui et il retrouve parfois mon adresse ce c********** de stress !


2 réflexions sur “Et puis un jour j’ai arrêté…

  1. Coucou je comprends tout à fait ce que ta pu ressentir car je le ressends aussi mais moins maintenant car je fais un travail sur moi même mais ca m’arrive que parfois je me dis mais qu est ce que les gens vont penser est ce que j’ai bien agit ? pourquoii moi et ya des moments ou je me dis les gens ne font rien pour toi vie ta vie c’est rien mais souvent on me dit te prend pas la tête plus facile à dire qu a faire je suis comme ca certes mais je change pke mentalement c’est épuisant

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    1. C’est exactement ça, c’est emuisqnf physiquement et mentalement. Bien-sûr c’est plus facile à dire qu’à mettre en pratique mais ça reste possible avec du travail sur soi même, ne désespère pas et trouve tes propres astuces 😊

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