Donner sans attendre en retour.

J’ai longuement hésité à écrire cet article parce que j’avais peur qu’il soit mal interprété par des gens qui me sont proches ou qui l’ont été. Mais il me reste sur le cœur et chaque fois que j’écris autre chose, je pense à ces mots que j’ai envie de coucher sur mon blog, de partager avec toi parce qu’ici encore, peut-être que tu te reconnaîtras

Ce sont mes relations avec les autres qui m’ont longtemps posé problème. Aujourd’hui, je n’ai que très très peu d’amis réels parce qu’avec les années, j’ai fini par perdre confiance en ce mot. Ami. C’est quoi un ami ? Je vais te donner ma vision de l’amitié il y a quelques années. Pour moi, un ami, c’était cette personne à qui tu peux tout confier sans crainte d’être jugé(e), sur qui tu peux compter à n’importe quel moment (sans abus), que ce soit dans les mauvaises comme dans les bonnes périodes, c’était ce quelqu’un qui te comprend, mais qui sait aussi te dire quand tu déconnes, de la manière dont tu as besoin de l’entendre. C’était cette personne que tu peux ne pas voir pendant plusieurs semaines ou mois mais que tu retrouves avec la même complicité et le même plaisir lorsque l’heure est arrivée. C’était cette personne avec qui la franchise et la sincérité en toute circonstance sont de mise. Et puis il fallait donner de sa personne.

C’était ma version de l’amitié.

Et puis petit à petit, j’ai fini par me rendre compte d’une certaine frustration que je ressentais. J’avais l’impression de tout donner, temps, énergie, amour, soutien, sans jamais recevoir en retour ou alors pas assez à mon goût.
Quand j’en arrivais à ce constat, je finissais par m’éloigner, prendre des distances, en me disant que la personne que je croyais mon ami(e) ne devait finalement pas beaucoup m’apprécier puisqu’elle ne me rendait ni mon temps, ni mon énergie ni tout l’amour que je lui portais. J’ai donc été à de nombreuses reprises à la fois triste, déçue, amère et dégoutée de l’amitié. Me promettant de ne plus jamais autant donner. Sauf que quand t’es généreuse c’est jusqu’à la moelle et que t’as beau essayer de te convaincre que « ah non c’était la dernière fois ! » bin ça n’est jamais la dernière fois !

Et puis un jour j’ai réfléchi. J’étais en train de pester que personne n’avait la même définition de l’amitié que moi, que c’était fatiguant, décevant, que jamais je ne trouverai mon alter ego amical… et comme je suis plutôt le genre de personne à se remettre facilement en question et à se demander régulièrement si les choses clochent par ma faute… Il a bien fallu que je regarde la vérité en face : oui, c’était ma faute. J’attendais autant en retour que ce que je donnais. Il m’était inconcevable qu’en recevant d’une personne on ne puisse pas donner au moins l’équivalence. MEA CULPA LES GARS !

Et oui, on devrait donner sans attendre en retour. C’est facile à dire et pourtant tellement dur à mettre en pratique. Parce que même si on le sait, on reste humain et un humain a des besoins. On peut être fort et avoir tout de même besoin de cette personne, ce confident, cette épaule, cet amour et ce réconfort que procurent les amitiés sincères. Même sans être fatidique (parce qu’il n’est pas inconcevable de trouver, un jour, cette personne qui donne autant qu’elle reçoit de nous) il faut se rendre à l’évidence que certaines de nos relations ne fonctionnent pas parce qu’on espère toujours récupérer au moins à la hauteur de ce que l’on donne. Les personnes qui n’en sont pas capables ne sont absolument pas mauvaises pour autant, nous n’avons tout simplement pas le même fonctionnement et il faut savoir l’accepter.

Avoir conscience de ça, c’est déjà diminuer son taux de déception. Alors j’ai tenté, ça n’est pas simple tous les jours, mais je donne à hauteur de ce que j’ai envie de donner, aux personnes auxquelles j’ai envie de donner, ainsi, je ne me sens plus lésée parce que je sais que c’est moi qui en ai décidé ainsi et sans attendre quoique ce soit en retour. Je reçois, tant mieux, je ne reçois pas, tant pis. J’arrive à être comblée en donnant aux autres sans forcément avoir besoin de cet échange. Et puis maintenant, j’en fais mon métier, je comble mes clientes au lieu de chercher des amis, c’est encore plus satisfaisant.

Pour terminer cet article, je voudrais te parler des relations nocives. Aucun rapport direct avec celles évoquées plus haut puisque celles-ci peuvent être amicales, amoureuses, familiales ou même de boulot. Inutile de te rappeler, cher Lecteur, qu’il faut s’en éloigner le plus rapidement possible. Les personnes qui ne te souhaitent pas du bien, qui n’essaient pas de t’aider à être chaque jour la meilleure version de toi-même, qui te méprisent de manière directe ou indirecte, ne méritent ni ton temps, ni ton amour, ni ton attention, ni ton investissement. Fuis les autant que possible car elles ne t’apporteront jamais rien de bien. On a généralement l’instinct assez affûté pour les repérer, le plus dur étant d’accepter de voir en ces personnes ce qu’elles sont vraiment et de prendre les choses en main afin qu’elles ne puissent plus nous atteindre.

On aide et on aime les autres mais tout commence par soi-même, et se respecter soi-même c’est vouloir son propre bien en s’entourant de bonnes personnes.


5 réflexions sur “Donner sans attendre en retour.

  1. Il ne faut pas projeter dans les autres, en amour ou en amitié, ce que l’on aimerait recevoir, mais c’est facile à dire, c’est vrai !!
    J’adore cette phrase de Cyrano de Bergerac (Edmond Rostand) : « Mais on ne se bat pas dans l’espoir du succès ! Non ! non, c’est bien plus beau lorsque c’est inutile ! » … Ca rejoint le sujet, je trouve 🙂

    Aimé par 1 personne

  2. Coucou miss
    Et oui une fois de plus j’aurais pas dit mieux… Je me vois dans ce que tu écris c’est un truc de fou !!!
    Sauf que je dirais pas que j’attends autant en retour que ce que je donne parce que ca… J’ai bien compris que je l’aurais jamais… Mais j’avoue que quand ça va pas et que les « amis » sont aux abonnés absents, forcément c’est deçevant parce que moi j’airais été la !!!

    Pour ce qui est des personnes nocives… Pas facile de fuir quand il s’agit de la famille proche… Très proche…

    Sinon continue surtout tes articles, je les adore, je me demande parfois si on n’a pas le même cerveau lol

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