Lâcher prise.

* Je vapote… J’aime juste le rendu de cette photo.

Je suis le genre de personne à tout programmer, au jour ou au mois près. Tout doit être prévisible et organisé, sinon je flippe à mort. Et si l’organisation initialement prévue ne fonctionne pas comme elle le devrait, je pète un câble.

Enfin ça, c’était avant. Avant que je ne m’analyse et me rende compte que cette manière de fonctionner était responsable de mes coups de blues récurrents. Je prévois tellement VS la vie est tellement imprévisible = déceptions = démoralisation.

En allant plus loin après cette déduction, je me suis rendue compte que cela avait également une influence sur mon couple. Mon besoin de tout contrôler sous entend que tout soit fait à « ma manière ».

Peut-être que toi aussi, tu connais ce genre de discussion :

« Tu peux ranger la chambre et faire le diner ?

– Oui Doudou ça marche. »

Plein de bonne volonté donc…

Et puis tu rentres chez toi…

« Mais pourquoi t’as pas rangé ça là plutôt que là-bas ? Et puis le diner, c’est pas encore prêt ? Mais il est presque 19h30 ! Oh lala ça va pas, j’aurai mieux fait de le faire moi-même… »

Ouaiiiiis je sais, je t’entends d’ici, c’est pas très cool patati patata…

Bah oui, mais dans ma logique, il n’y avait qu’une manière de « bien faire » et donc, si ce n’était pas moi qui faisais, c’était « mal fait ». Mais si c’est moi qui faisais, je râlais ensuite de ne pas avoir d’aide et de toujours devoir faire seule.

Quand il y avait des appels importants à passer ou des démarches administratives à effectuer, je devais être celle en charge de ces missions, sous peine qu’elles ne soient pas bien menées, en sous-marin la peur de ne pas avoir le contrôle. (La charge mentale ça te parle ? Elle est réelle ! Mais n’y jouons-nous pas un rôle aussi ? … À méditer !)

Le serpent qui se mord la queue. Et ça étouffe bordel !

Tu tournes en rond ! Tu as besoin d’être aidée sur les diverses tâches d’un foyer -> mais tu n’as confiance qu’en toi-même pour les réaliser, c’est donc toi qui prends les choses en main -> la personne qui t’accompagne sent bien que tu n’as pas confiance en elle -> perd de sa confiance en elle-même -> ne se propose plus de t’aider / fais mal les choses puisque de toutes façons, tu trouvera toujours le moyen de râler ou de repasser derrière elle -> ce que tu finis par faire -> tu râles parce-que tu as besoin d’aide bon sang !

« Un foyer ça ne se gère pas seul(e) ! »

Je ne sais pas si tu t’es déjà retrouvé(e) dans cette situation. Tu as l’impression de bien faire, mais en vérité, tu veux juste garder le contrôle sur tout. Et bien entendu, ça n’est pas vivable. On a besoin d’aide, on a besoin de soutien, de partage de tâches (quand on le peut bien sûr…), de souffler, de prendre du recul… À vouloir tout gérer, on fini par crouler sous les taches, oublier un RDV ici et là, mal dormir parce que trop en train de réfléchir à l’organisation des jours à venir, la liste est longue mais en tout cas une chose est sûre : personne n’en tire du positif.

Je prenais ici l’exemple d’un couple, mais ça peut être adapté à d’autres situations où l’on se retrouve dans cette position, avec le sentiment que nous devons tout gérer seul pour être certain que ce soit assez satisfaisant pour nous.

Ma solution ? Elle est toute simple. (LOL)

Demander de l’aide. Accepter la main tendue. Laisser les choses se faire en commençant par « juste » superviser puis, petit à petit, déléguer complètement certaines tâches. Ça peut te paraître idiot, si tu n’as jamais été dans cette situation (ou si tu n’en as pas encore pris conscience), mais de ce que je vois autour de moi, c’est un fonctionnement très courant. Qui peut coûter cher. Et accepter de déléguer est une étape bien plus difficile pour les « contrôleurs » que ce que l’on ne pourrait imaginer. Courage ! Il le faut !

Concernant la « programmation », jusqu’à il y a quelques semaines, j’étais encore dans l’optique de tout prévoir au battement de cœur près jusqu’à la fin de l’année (oui en vérité jusqu’à Juin 2020, et alors ? Hein ? Hein ?). Un gros coup de vent et puis BAM le château de cartes. Il s’est royalement cassé la gueule. Pas dans le mauvais sens du terme. C’est « seulement » que tout ne s’est pas passé comme je l’avais imaginé, les fondations du château se sont écroulées balayant dans leur passage les cartes du premier et second étage. Retour à la case départ. Gros bazar dans ma tête donc. Tu vois Médusa ?

Je devais ressembler à ça avec en fond sonore

« GNNNNIIIIIIIIIIIIIIIIIIIII fufufufufufufufufuf (respiration accélérée) MAIIIIIIIIIIIIEUUUUUUUUU »

Résultat, mes cartes sont à plat sur la table, j’accepte de ne pas pouvoir remonter ce château aussi vite que je l’aurai souhaité. On va faire carte par carte et prier le vent de ne pas venir souffler trop fort à côté de moi. Et déléguer. Pour ma survie, pour son estime, pour Nous (et pour la Kiné que j’ai zappé trop de fois à force d’en avoir plein la tête !)

« Hey, Mama, don’t stress your mind
We coming home tonight

Hey, Mama, we gonna be alright

Dry those eyes

We’ll be back in the morning when the sun starts to rise » – Jonas Blue – Mamma


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